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                                LA MARCHE SUR LE FEU

                   ATTENTION CA CHAUFFE !

La marche sur le feu,
la résistance aux agents physiques

L'être humain peut présenter la faculté de résister au feu, à l'eau, au froid... Certaines de ces capacités dépassent l'entendement, d'autres sont à la limite de ce que tout un chacun peut réaliser.

Il arrive que cette insensibilité au feu surgisse de manière sporadique, hors d'un apprentissage et de la vie mystique. La résistance au feu est connue depuis la plus haute antiquité, dans toutes les civilisations. Si la marche sur le feu apparaît fréquente et de pratique relativement facile, le fait de rester durablement dans les flammes et d'en ressortir intact, corps et vêtements, est très rare.

La marche sur le feu en France

Serge Marjollet a été dans les 20 premiers à marcher sur le feu. C’est Bob Aubray, - californien - qui a amené la marche sur le feu en France. Serge Marjollet a marché plus de 120 fois sur le Feu participant ainsi à bons nombres d’émission de Télévision. Il a également aidé diverses personnalités à marcher sur le Feu pour différents tournages.

Actuellement, il est conseiller sur le tournage d’un film de gangsters, cela ne s’invente pas !

La marche sur le feu une cérémonie chargée de significations en Ile de la Réunion.

Avant 1848, les Hindous de l'île de la Réunion étaient des esclaves, après l'abolition de l'esclavage, les engagés indiens vivaient  dans des conditions de semi-esclavage, leur culte a  longtemps été diabolisé et interdit. Après 1848, le nombre de marches sur le feu à la Réunion a progressé parallèlement à celui des usines sucrières. Aujourd'hui cette cérémonie religieuse indoue, originaire de la région du Talil Nadu, ce pratique le dimanche ou les jours fériés, entre novembre et début février, et parfois en juillet, août, principalement aux alentours de Saint-André et de Saint-Pierre où résident d'importantes communautés Tamoul.

La marche sur le feu représente pour tous une cérémonie chargée de significations. Elle retrace l'histoire de la déesse Pandiallee. qui n'a pas hésité à braver les flammes pour prouver sa fidélité. Les marcheurs vont se purifier par le carême et l'abstinence, pendant une période de dix-huit jours en principe, ils s'imprègnent des éléments mythologiques liés à leur acte grâce à des récits et des représentations effectués tous les soirs au temple.

 

 

Marche sur le feu, le côté scientifique.

Plusieurs principes physiques rendent la marche sur le feu possible. Des chercheurs sceptiques se sont prêtés, à de nombreuses reprises, au jeu de marcher sur le feu sans préparation préalable, et s'en sont sortis indemnes.

- La faible conductivité thermique du charbon. Le charbon peut être chaud, mais il transmet mal sa chaleur, et agit comme un isolant. Prenons l'exemple d'un four à 200°C, on peut passer sa main à l'intérieur sans problème, alors qu'un contact avec les grilles en métal causera une brûlure. L'air est pourtant à la même température que les grilles ! il en va de même pour le charbon ! lorsque l'on pose brièvement son pied sur les braises, le pied n'a pas le temps d'absorber assez de chaleur pour brûler.

- La surface de transfert de chaleur. Malgré toute la chaleur que peut dégager un brasier, seule la surface du pied est en contact avec les braises quand on marche sur le feu. La circulation sanguine absorbe en grande partie la chaleur supplémentaire.

- La faible durée du contact. La marche sur le lit de braise se fait rapidement, le contact de chaque pied sur la braise dure moins d'une seconde, et moins de dix pas sont habituellement nécessaires pour traverser la surface. Il ne faut pas oublier que la chaleur absorbée par chaque pas est cumulative. Comme lorsqu'on marche sur le sable chauffé par le soleil, la sensation de chaleur ne devient insupportable qu'après quelques pas.

- L'effet Leidenfrost. Lors de certains séminaires de marche sur le feu, les pieds des participants sont d'abord mouillés avant d'aller sur les braises. Cette précaution supplémentaire mettrait en jeu " l'effet Leidenfrost" au contact de la chaleur, la vapeur d'eau crée un coussin isolant entre le pied et le charbon. Ce facteur n'est cependant pas déterminant, certains habitués de la marche sur le feu préfèrent s'assécher soigneusement les pieds pour éviter le risque qu'un tison colle à la peau.

Des accidents ? Il semble que la majorité des accidents se produisent après la marche, il suffit qu'un tison collé entre les orteils ou sous le pied pour provoquer une douloureuse brûlure. C'est pourquoi les pieds sont habituellement arrosés d'eau ou frottés dans le sable à la fin de la marche.

Actualité

Il existe actuellement de nombreuses écoles de marche sur le feu. Ici la méthode fait appel à une transe auto-induite. Elle s'inspire du Japon, où M. R. l'a apprise auprès d'un Maître qui, dit-il, se situait dans un cheminement mystique. D'autres pratiquants, tel Tony Robbins aux Etats-Unis, se placent dans un cadre plus occidental, la Programmation neuro-linguistique, par exemple. Voici ce qu'en dit David Russel : "Quand je posai le pied sur les charbons, je n'avais aucune idée de ce que serait mon expérience. Tout en traversant le lit de charbons ardents, je n'eus que la vague notion de marcher sur quelque chose de chaud." Ce sujet avait, semble-t-il, mis en veilleuse sa pensée rationnelle, état induit par le Maître, et de ce fait contrôlé par lui. Bob Audrey, toujours sous la direction de Robbins, dit : "A la dernière seconde, avant de rejoindre le rivage [le bord du feu], agacé par ce mystère, j'ai fortement pressé un pied sur une pierre, un peu comme si j'écrasais un mégot de cigarette, et je me suis grièvement brûlé."

  • M. R., ingénieur CNRS, a effectué sous mes yeux (et devant une nombreuse assistance) une marche sur le feu d'une distance de cinquante mètres (deux fois vingt-cinq mètres sans étape intermédiaire). Avant de commencer, il s'arrête quelques instants sur un tas de sel, destiné à assécher la plante de ses pieds. Il pousse un cri guttural. Puis il part d'une manière mécanique. Faisant un rapide demi-tour en bout de piste, il reprend le même chemin, en sens inverse. Il s'arrête en fin de course un instant, lance le même cri, avant de reprendre une attitude normale. Il montre ses plantes de pieds à quelques observateurs. Après les avoir brossées pour enlever les cendres, on constate qu'elles ne sont en rien lésées. Cependant, une braise s'est malencontreusement placée entre deux de ses orteils, le brûlant gravement.
  • Une telle expérience ne se situe pas vraiment dans un cadre paranormal dans le sens habituel. M. R. est d'esprit rigoureux. Travaillant dans un laboratoire de neurophysiologie humaine, il est à même de connaître les capacités de l'organisme. Pour lui, le pied ne brûle pas parce que le temps de contact est trop court pour qu'il arrive à la température critique. Il se met en état de transe (ce dont témoigne le cri) pour supprimer les hésitations. Laisser gérer l'opération par des automatismes permet d'obtenir des temps strictement constants. Le niveau d'inconscient qu'évoque M. R. est superficiel, comme le manifesterait d'ailleurs la brûlure entre les orteils.